Ce que je retouche systématiquement
Sur chaque photo livrée, je travaille la lumière et les couleurs : exposition, balance des blancs, contraste. C’est un ajustement de finition, pas de transformation — il s’agit de faire correspondre l’image à ce que l’œil a réellement vu au moment de la prise de vue, avec toute la richesse que le capteur ne restitue pas toujours parfaitement du premier coup. J’ajuste aussi le cadrage et le redressement quand c’est nécessaire : une ligne d’horizon légèrement penchée, un recadrage qui resserre la composition sur l’essentiel. Ce sont des gestes de précision, pas de recréation. Rien à voir avec les cours d’école 😉


Ce que je ne touche jamais
Je ne modifie ni la morphologie, ni les traits du visage. Pas de silhouette affinée, pas de nez redessiné, pas de rides gommées, pas de texture de peau lissée à l’excès. Sans exception, quel que soit le type de séance — portrait individuel, corporate, reportage. Une photo de vous, c’est vous. Pas une version lissée, ni une version que l’intelligence artificielle aurait jugée plus « conforme » à des standards esthétiques flottants. Cette ligne, je ne la franchis jamais, même quand on me la demande — et ça peut arriver.
Un choix qui va à contre-courant
On vit une époque où la retouche est devenue quasi automatique, souvent invisible pour celui qui la reçoit. Des applications lissent la peau d’un geste, des filtres modifient une mâchoire sans qu’on s’en rende vraiment compte, et l’intelligence artificielle commence à proposer des versions « améliorées » de portraits qui n’ont plus grand-chose à voir avec la personne photographiée. Je ne juge pas ces usages personnels, chacun fait ce qu’il veut de ses propres photos. Mais dans mon travail de photographe professionnel, je refuse ce glissement. Mes 25 ans passés entre le design, la direction créative et la photographie m’ont appris une chose : une image forte se construit au moment où on la prend, pas en la corrigeant après coup jusqu’à ce qu’elle plaise à tout le monde. Et vous êtes qui vous êtes.
Mes outils : Capture One à 98%
Je travaille quasi exclusivement avec Capture One, du tri au développement final — c’est l’outil que j’utilise pour 98% de mon activité. Il me permet de faire l’essentiel de ce travail de lumière et de couleur avec précision, sans jamais glisser vers des outils de retouche profonde. Photoshop n’intervient que très rarement, pour des retouches ponctuelles qui sortent du cadre de Capture One. Seule exception notable : sur mes missions immobilier, architecture et photo d’intérieur, où je passe par Lightroom, plus adapté à ce type de production et à ses contraintes spécifiques de gestion par lot des fichiers.


Le temps que j’y consacre
Il n’y a pas de règle fixe — le temps de retouche dépend entièrement du type de séance. Un portrait, un reportage ou un packshot n’appellent pas le même travail de post-production : un reportage suppose de traiter un volume d’images avec une cohérence globale, un portrait demande une attention plus fine image par image, un packshot exige une rigueur technique différente encore. Je m’adapte à chaque projet plutôt que d’appliquer une recette unique et standardisée à tout ce que je livre.
Pourquoi je limite volontairement la retouche
Deux raisons se rejoignent, et aucune ne prend le pas sur l’autre. D’abord une question d’authenticité : je veux que vous vous reconnaissiez sur vos photos, pas que vous découvriez une version de vous-même que vous ne reconnaissez plus, celle qu’on voit parfois circuler et qui finit par sonner faux. Une photo trop retouchée perd sa force justement parce qu’elle perd sa vérité. Ensuite, plus simplement, et sans grande philosophie derrière : je n’aime pas passer des heures en retouche. Ce n’est pas là, à mon sens, que se joue la qualité d’une image — elle se joue au moment de la prise de vue, dans la lumière choisie, le cadrage pensé, la direction donnée à la personne photographiée. Retoucher beaucoup, c’est souvent compenser après coup ce qui n’a pas été suffisamment maîtrisé pendant la séance.
Ce que je vous dis avant la séance
Je préfère cadrer cette philosophie en amont plutôt qu’à la livraison, pour éviter toute mauvaise surprise. J’explique directement, avant même que la séance commence, jusqu’où j’irai en retouche et pourquoi. Certains sont soulagés de l’entendre, d’autres un peu surpris au début — puis rassurés en découvrant leurs photos. Dans les deux cas, personne ne se retrouve face à un résultat qu’il n’attendait pas. C’est une question de confiance, posée dès le départ, plutôt qu’une justification apportée après coup.
FAQ
Qu’est-ce que je retouche sur mes photos ?
Je travaille la lumière, les couleurs et le cadrage – je ne touche jamais à la morphologie ni aux traits du visage, sans exception.
Avec quel logiciel je retouche mes photos ?
Je travaille principalement avec Capture One (98% de mon activité), avec Lightroom pour l’immobilier et l’architecture, et Photoshop de façon très ponctuelle.
Pourquoi je limite volontairement la retouche ?
Par souci d’authenticité – je veux que mes clients se reconnaissent sur leurs photos – et parce que je ne souhaite pas passer un temps excessif en post-production : la qualité d’une image se joue selon moi au moment de la prise de vue.
Est-ce que j’utilise l’intelligence artificielle pour retoucher mes photos ?
Ponctuellement, oui. J’utilise certains outils d’IA intégrés à Capture One pour corriger légèrement les micro-reliefs de la peau — un peu comme le ferait un maquillage de qualité avant une séance. Ça reste un geste de finition, jamais une transformation des traits ou de la morphologie, ni d’ailleurs un lissage violent comme on peut le voir parfois.
Et si on créait ensemble ?
Vous avez une idée, un besoin, parfois juste une intuition ? On en parle.
C’est dans ces premiers échanges que naissent les images qui vous ressemblent vraiment.