Ce que le temps fait aux instants
Photographe à Bordeaux, je consacre une partie de mon travail à des séries personnelles, loin des commandes. Leur fil rouge : le temps. En pose longue, il file — la ville se dissout, les silhouettes deviennent des traces. Face à une brume ou à un visage, il s’arrête. Le réel glisse vers l’impression.
Ces photos artistiques sont nées dans les rues de Bordeaux comme dans les souterrains parisiens, jusqu’aux plages du Bassin d’Arcachon. Elles ne cherchent pas la netteté documentaire, mais ce qui reste d’une scène quand tout bouge : une lumière, un geste suspendu, une présence.
Chaque série s’ouvre sur une page dédiée. Prenez le temps. Ces images se regardent comme on regarde passer un train.
Ici, la ville se peint plus qu’elle ne se photographie. En pose longue, les passants deviennent des traces de couleur tandis que les façades restent immobiles, spectatrices silencieuses. Bordeaux s’effiloche puis se recompose en tableau vivant. Chaque image cherche ce point d’équilibre où l’humain n’est plus qu’un passage et où la pierre, elle, demeure.
Direction les souterrains parisiens, où des milliers d’anonymes marchent chaque jour d’un même pas. La pose longue les dissout en traces furtives. Parfois, une silhouette s’immobilise et échappe au flou. Des lueurs bleutées, des éclats orangés : cette série observe le ballet d’une humanité pressée qui court vers la lumière sans jamais se voir.
Un 26 décembre, au sud du Bassin d’Arcachon, une brume dense avait effacé l’horizon de la plage du Petit Nice. Les pins marqués par les incendies se dressaient comme de grandes silhouettes fragiles. Le noir et blanc s’est imposé de lui-même. Cette série raconte un paysage blessé mais debout, où la brume ne masque rien : elle révèle.
Paris, le 15 novembre 2015, deux jours après les attentats. Sous un soleil insolent, j’ai photographié les visages de celles et ceux qui étaient dehors, bien vivants. Pas de flou ici : des regards droits, des gestes simples. Cette série de portraits est un hommage à la vie qui continue malgré l’horreur. Il fait beau. C’était déjà une réponse.
Tirages d'art en édition limitée
Chaque photographie de ces séries est proposée en tirage d’art limité à 10 exemplaires, numéroté et signé de ma main, quel que soit le format. Pas de boutique en ligne : chaque demande se traite en direct, pour choisir ensemble le format et le support adaptés à votre intérieur ou à vos bureaux.
C’est une technique de prise de vue qui utilise une vitesse d’obturation lente pour enregistrer le déplacement des sujets. Les éléments mobiles laissent une trace lumineuse tandis que les éléments fixes restent nets. J’utilise cette approche en pose longue, à main levée ou sur trépied, pour traduire l’énergie d’une ville ou d’une foule.
Oui. Chaque image est proposée en tirage d’art limité à 10 exemplaires, numéroté et signé, quel que soit le format. Pas de boutique en ligne : contactez-moi pour définir ensemble le format, le support et le tarif.
Sur ce site, où chaque série dispose de sa propre page, ainsi que sur le compte Instagram Sublime Ordinaire.
Les expositions ponctuelles sont annoncées sur ce même canal.
Oui. Le flou de mouvement fait partie de ma signature visuelle et s’intègre à mes travaux de commande : reportages, campagnes de marque ou photos de mise en situation. Cette écriture peut donner à un projet de communication une identité que les images classiques n’apportent pas.