Avant la séance : tout ce qui ne se voit pas
Tout commence souvent par un mail ou un appel. Vous me décrivez votre besoin : un portrait corporate pour LinkedIn, un reportage en entreprise dans vos locaux, une couverture événementielle, des packshots produit.
Vient ensuite un échange — parfois plusieurs — pour comprendre ce que vous voulez vraiment dire. Quelle image vous souhaitez renvoyer. À quel public elle s’adresse. Comment elle sera utilisée : site web, brochure imprimée, réseaux sociaux, presse. Chaque destination implique des choix techniques différents dès la prise de vue.
Le brief, en général, c’est vous qui me l’envoyez. Rarement complet du premier coup — il manque presque toujours quelques informations dont j’ai besoin pour bâtir un devis précis. Je vous pose alors des questions, parfois beaucoup, vous y répondez, et on affine ensemble. Si vous souhaitez que je rédige le brief avec vous ou pour vous, c’est tout à fait possible : c’est une prestation à part, que j’inclus alors au devis.
Quelques jours avant la séance, je vous envoie une seconde fiche, plus pratique cette fois : comment vous habiller, comment vous préparer, ce qu’il faut prévoir selon le type de prestation — portrait, reportage, événementiel. Le document est en partie automatisé, mais la lecture de vos réponses, elle, ne l’est pas : c’est ce qui me permet d’adapter la séance à votre contexte et à vos attentes réelles.
Le jour J, avant de partir, je prépare mon matériel : nettoyage des objectifs, vérification des boîtiers, formatage des cartes mémoire, charge complète des batteries, contrôle des flashs et des accessoires. Je glisse le tout dans mes sacs, je vérifie l’itinéraire, et je prends la route vers vous.
Le déplacement aller-retour, à Bordeaux ou ailleurs en Nouvelle-Aquitaine, fait partie intégrante de la prestation. Une heure de route n’est pas une heure perdue : elle bloque ma disponibilité pour un autre client.

Pendant la séance : la part la plus visible
C’est le moment que vous connaissez. Je m’installe, je règle ma lumière, je vous mets à l’aise, je guide les poses pour un portrait, je suis le déroulé pour un reportage ou un événement.
Une à deux heures, en général. C’est intense, c’est ce que vous payez « en visible ». Et pourtant, c’est probablement la portion la plus courte de mon travail réel.
Après la séance : la post-production, là où tout se joue
Quand on me demande combien de temps prend la post-production d’une séance photo, je réponds toujours la même chose : bien plus que la séance elle-même.
De retour au bureau, le rituel commence.
Le matériel d’abord. Je vide les batteries qui doivent l’être, je les remets en charge, je nettoie, je range. C’est trivial, mais indispensable : ma prochaine séance peut être dès le lendemain.
L’import et la sauvegarde ensuite. Les cartes mémoire passent sur l’ordinateur, les fichiers RAW — les fichiers bruts, équivalents numériques des négatifs argentiques — sont importés dans Lightroom ou Capture One. Tout est dupliqué sur plusieurs supports. Une séance photo perdue, c’est une catastrophe. Je n’en prends jamais le risque.
Le tri, ensuite. C’est une étape silencieuse mais cruciale. Je parcours plusieurs centaines de fichiers, et j’élimine : les flous involontaires, les expressions ratées, les doublons, les cadrages bancals, les yeux fermés. Puis je sélectionne — en pensant à ce que vous m’avez demandé, à l’usage prévu de chaque image, à leur cohérence d’ensemble.
Ce tri demande de l’attention et du recul. Je le fais souvent en deux passes, à quelques heures d’intervalle, pour ne pas écarter une bonne image dans un moment de fatigue visuelle.
La galerie privée, pour les portraits notamment. Je prépare une présélection que je vous envoie via un lien sécurisé. Avant cet envoi, j’ai déjà effectué une pré-retouche : il faut que vous puissiez choisir dans de bonnes conditions, pas devant des fichiers bruts qui paraissent ternes. Vous prenez le temps de regarder, vous me renvoyez votre sélection, parfois accompagnée d’indications particulières — « celle-ci avec un cadrage plus serré », « peut-on adoucir cette ombre ? ».
Les retouches finales. Pour chaque image retenue, je travaille la colorimétrie, l’exposition, le contraste, la balance des blancs. Sur un portrait, j’efface les petits boutons passagers ou les rougeurs ponctuelles, sans jamais lisser le visage. L’idée n’est pas de transformer quelqu’un, mais de neutraliser ce qui ne lui ressemble pas durablement. Sur un reportage, je gomme une poussière sur le capteur, un reflet parasite, un câble qui traîne dans le décor. Parfois, à votre demande, je retire un élément plus important — mais cela reste une décision prise au cas par cas.
Pour donner un ordre d’idée : sur une séance d’1 à 2 heures, je compte généralement 3 à 4 heures de post-production. C’est le ratio que je rencontre dans la majorité des cas, et il peut grimper sur des reportages denses ou des projets nécessitant des retouches lourdes.
L’export et la livraison. Une fois les retouches validées, j’exporte les fichiers dans les formats dont vous avez besoin : haute définition pour l’impression, format optimisé pour le web, dimensions spécifiques pour LinkedIn ou Instagram, version carrée pour le profil, version paysage pour le bandeau. Je vous transmets un lien de téléchargement avec la facture.
Voilà. La photo arrive chez vous, prête à servir. ✨

« Mais moi, je ne veux pas de retouches »
C’est sans doute la phrase que j’entends le plus souvent, et celle qui mérite le plus d’explication.
Une photo n’est jamais livrée brute. Jamais. Aucun photographe professionnel ne vous transmettra le fichier sorti directement de son appareil, pour une raison simple : ce fichier brut n’est pas une photo finie. C’est une matière première, l’équivalent numérique d’un négatif argentique. Sans développement — la fameuse colorimétrie, l’exposition, la balance des blancs — il paraît terne, désaturé, sous-exposé.
Quand on me dit « pas de retouches », ce que la personne veut dire, en général, c’est : « pas de retouches qui me transforment ». Et là, je suis entièrement d’accord. Mon travail ne consiste pas à vous lisser, à vous affiner ou à vous remodeler. Il consiste à vous restituer fidèlement, et à votre meilleur. La nuance est essentielle.
Pourquoi je vous raconte tout ça
Parce qu’un client informé est un client serein. Parce que comprendre ce qu’il y a derrière un tarif, c’est aussi comprendre la valeur de ce qu’on achète. Et parce que mon métier ne se résume pas à appuyer sur un bouton. 📸
Quand je vous propose une prestation photo à Bordeaux — portrait corporate, reportage en entreprise, photo événementielle ou packshot produit — je vous propose un ensemble. Pas seulement une heure devant l’objectif, mais un processus complet, du premier échange jusqu’à la livraison finale.
C’est ce travail invisible qui fait qu’à la fin, vous avez vos photos. Pas une suite de fichiers. Des images.
FAQ — Ce qu’on me demande souvent
Combien de temps prend la post-production d’une séance photo ?
En moyenne, je consacre 3 à 4 heures de post-production pour une séance photo d’1 à 2 heures. Ce temps inclut le tri des fichiers, les retouches colorimétriques, les corrections ponctuelles (peau, poussières, reflets) et l’export multi-format. Sur un reportage entreprise dense ou un projet nécessitant des retouches lourdes, ce ratio peut largement augmenter.
Pourquoi un photographe retouche-t-il toujours ses photos ?
Parce qu’un fichier brut sorti directement de l’appareil n’est pas une photo finie : c’est l’équivalent numérique d’un négatif argentique, qui paraît terne tant qu’on ne l’a pas développé. Un photographe professionnel ne livre jamais d’image sans cette étape de mise au point — colorimétrie, exposition, balance des blancs. Il ne s’agit pas de transformer, mais de révéler.
Comment se déroule une séance photo professionnelle, du brief à la livraison ?
Une prestation se compose de trois grandes phases. Avant : échanges avec le client, brief, devis, préparation du matériel, déplacement. Pendant : la séance, d’une à deux heures en général. Après : sauvegarde, tri, post-production, livraison via lien de téléchargement avec facture. La séance elle-même ne représente qu’environ un tiers du temps total investi.
Puis-je demander à ne pas avoir de retouches sur mes photos ?
Aucune photo n’est jamais livrée sans une étape minimale de développement — c’est ce qui transforme un fichier brut en image utilisable. En revanche, si « pas de retouches » signifie pour vous « pas de retouches lourdes qui me transforment », c’est exactement ma philosophie : je restitue, je ne remodèle pas.
Et si on créait ensemble ?
Vous avez une idée, un besoin, parfois juste une intuition ? On en parle.
C’est dans ces premiers échanges que naissent les images qui vous ressemblent vraiment.